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Deux épisodes clefs des guerres mondiales

C'est dans le nord du département, sur les rives de l'Ourcq, que s'est inversé le sort de la Première Guerre Mondiale. Après plus d'un mois d'offensive fulgurante, l'armée allemande s'apprête à écraser Paris. C'est le moment que choisit le général Joffre pour lancer sa contre-offensive. Ce que l'on va appeler la Bataille de la Marne, commence en fait sur les rives de l'Ourcq, aux premiers jours de septembre 1914.

L'ordre du jour du 5 septembre lancé par le généralissime est resté dans la légende : "Le temps n'est plus de regarder en arrière ; on ne recule plus !". De fait, en quelques jours, les régiments d'infanterie en vestes bleues et pantalons garance (de Melun et de Fontainebleau entre autres) parviennent à inverser le cours de la guerre en déplaçant le front 100 kilomètres plus à l'est.

La bataille est épouvantable tant les morts s'entassent dans les blés fraîchement coupés. Des villages sont rasés. L'une des premières victimes célèbres de cette guerre (qui tuera près de 400 écrivains français) est le lieutenant Charles Péguy tombé à Villeroy. Mais Paris est sauvé.

Eté 44 : "J'ai pissé dans la Seine"

En 1940, les Allemands étaient arrivés par le nord-est. En 1944, les Américains font leur entrée par le sud. A l'aube d'une longue nuit, la Seine-et-Marne est libérée par les "boys" de la 4ème DB appartenant à la célèbre 4ème Armée commandée par le non moins célèbre général Patton.

Le "Texan" est à Sens le 21 août, à Fontainebleau le 23, à Montereau le 24, à Melun le 25 où il livre de très rudes combats pour libérer la ville. Ce jour là, il rend compte de sa position au général Bradley en lui télégraphiant le laconique message : "J'ai pissé dans la Seine".

Aujourd'hui, Patton est toujours très présent en Seine-et-Marne où la Voie de la Liberté rend hommage à la percée de ses troupes. A Saint-Fargeau-Ponthierry, un monument marque l'endroit où ses chars ont traversé le fleuve sur un pont de bateaux.